Auteur: Ghitoc
Email: gjc597@msn.com &
h_hito76@yahoo.fr
Genre: Action, réaction, NC17 et GROS DELIRE !!!
Saison: Début Saison 7 (pas de Pete !)
Résumé: Y a du NC17, pas besoin de résumer
!
Disclaimer: Les personnages sont la propriété
de la MGM et de Sony…
Remerciements de Gjc597: On s'était déjà bien amusé,
mais là, je crois que je n'ai jamais eu autant de fou rire avec nos différentes
discussions MSN pour élaborer cette fic! Bref, ce fut encore un super
moment, "travailler" avec toi est toujours un réel plaisir!
Merci M…. ;-)
Remerciements d’Hito: Pas mieux ! Je n’ai jamais autant ri qu’en
écrivant cette fic !!! Mémorable !!! Bref, un régal, encore
une fois !
Alors merci, gjc pour ton talent et ton… imagination ! A la prochaine,
qui j’espère sera encore plus… enfin vous verrez bien ! ;-)
Bonne lecture !!!
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Des cris stridents le tirèrent de sa léthargie. Des cris d’effrois,
d’autres de rage et son coeur se serra lorsqu’il reconnut le timbre
si familier de son second. Malgré la douleur qui lui vrillait la tête,
Jack parvint à ouvrir les yeux et se redressa légèrement,
balayant la nuit de son regard encore lourd.
La première chose qu’il parvint à discerner malgré
l’obscurité environnante fut la masse sombre d’un couple
allongé au sol. La femme hurlait, se débattant vaillamment, cherchant
à repousser un agresseur beaucoup trop fort. Beaucoup trop grand. Instinctivement,
Jack tenta de tirer sur les liens qui maintenaient ses poignets attachés
dans son dos mais en vain.
Il était prisonnier, Daniel et Teal’c aussi. En revanche Carter,
qui aurait dû se trouver allongée à ses côtés,
était libre de toutes entraves et courrait en ce moment même vers
le couple. La brute, qui enchaînait les coups afin de faire taire sa victime,
ne prit conscience qu’au dernier moment de la présence et du grognement
rageur de Sam. Elle agrippa fermement les épaules de l'agresseur et usant
de toutes ses forces, le propulsa un peu plus loin, libérant ainsi la
jeune femme en larmes. Mais loin de se soucier de cette dernière, Carter
se retourna aussitôt vers l'homme qui s'était déjà
redressé et esquiva juste à temps un coup de bâton. Plus
véloce que son adversaire, elle parvint à le toucher d'un puissant
coup de pied au visage, l'étourdissant un instant. Elle en profita aussitôt
pour lui asséner un violent coup de poing dans le plexus, coupant ainsi
le souffle de son agresseur. Lui enserrant le poignet dans une clé parfaite,
elle le força à lâcher l'arme improvisée qu'il avait
toujours en main et parvint à s'en saisir.
Bien qu'encore un peu sonné, l’homme ne perdit pas un instant et
se rua de suite sur Sam mais il fut stoppé net par un retentissant coup
de bâton dans l’entrejambe. Plié en deux sous l’effet
de la douleur, le souffle à nouveau coupé, il posa une main tremblante
au sol pour ne pas tomber mais un deuxième coup vint rapidement s'écraser
dans son dos, le faisant s'effondrer face contre terre, les bras en croix. Malgré
sa victoire évidente, loin d’estimer le combat terminé,
la jeune femme empoigna le col de l’homme, le retourna vivement et commença
à enchaîner les coups avec une violence et une rage indescriptible.
Jack qui avait observé la scène de loin avec une certaine admiration, la regarda avec stupeur se jeter sur l'homme au sol et le rouer de coups de poing. Jamais il ne l'avait vu perdre ainsi son sang-froid. Les coups pleuvaient avec une telle force et une telle haine qu'il crut un instant qu'elle allait le battre à mort. Il ignorait les raisons d'un tel acharnement mais en repensant à la vision qu'il avait eue en se réveillant, il en eut une vague idée. Néanmoins, il se devait d'intervenir, il n'était pas question qu'il laisse son second massacrer un homme de cette façon.
- Carter! cria-t-il pour attirer son attention.
Rien, aucune réaction, elle continuait de cogner sur l'homme au sol en prononçant des paroles que Jack ne parvenait pas à discerner.
- Carter! Ca suffit ! hurla-t-il.
- Que se passe-t-il ? demanda Daniel qui émergeait enfin.
- J'en sais rien ! Carter a pété un câble! ... dit-il en tendant
ses poignets liés vers ceux de Daniel. Rendez-vous utile, essayez de
me détacher!
Daniel s'exécuta et quelques instants après, Jack libéré se précipita vers Sam qui frappait toujours l'homme au sol à coups redoublés.
- Lâchez-le, Carter! dit-il en attrapant la jeune femme par les épaules.
Elle se débattit et cogna une énième fois le visage déjà ravagé de l'agresseur.
- Bon sang, arrêtez ça! Vous allez le tuer!
- Ce salopard n'aura que ce qu'il mérite! s’écria-t-elle,
le souffle court et le regard fiévreux.
Comprenant qu'il n'arriverait à rien, Jack usa de la force et enserra la jeune femme pour lui faire lâcher prise. Ils s'écroulèrent sur le sol. Lorsqu'il leva la tête vers Sam, il aperçut son visage déformé par la fureur, ses yeux emplis de haine, sa mâchoire crispée. Elle voulut se redresser mais Jack l'en empêcha.
- Calmez-vous! Regardez-le!
Elle jeta un regard distrait vers le corps étendu et eut une furieuse envie de l'achever. Elle voulut s'avancer mais deux mains puissantes bloquèrent ses épaules, la coupant dans son élan.
- Stop! Le massacre est fini! hurla Jack en la secouant.
Elle croisa alors ses yeux sombres et sentit sa colère se calmer un peu. Elle le fixa sans réagir, prenant conscience de ce qu'elle venait de faire. Etrangement, elle ne regrettait rien.
- Il faut partir, on reparlera de ça plus tard! ajouta Jack en entraînant la jeune femme.
Elle tourna la tête vers le corps inanimé puis vers la jeune fille prostrée, qui n'avait pas bougé depuis son agression.
- Sam... On n'a pas le temps, lui dit-il d'une voix plus douce en suivant le
regard de son second.
- Non ! On ne peut pas la laisser, souffla-t-elle, le visage encore crispé
par la haine.
Jack se tourna vers la pauvre forme recroquevillée, tremblante et choquée.
- Non… Bien sûr.
***
SG1 passa le vortex et rejoignit la Terre avec un soulagement évident.
C’était le genre de mission qui laissait des traces et nécessitait
du temps pour se remettre, pour oublier la violence des cris et des images…
Jack se tourna vers Teal’c qui portait la jeune fille dans ses bras. Elle
s’était débattue au début avant de comprendre qu’ils
ne lui voulaient aucun mal. Sam, qui évitait soigneusement le regard
de son supérieur, marchait d’un pas raide, le front assombri par
une colère qui ne semblait pas vouloir faiblir. Ce n’était
pourtant pas la première fois qu’ils étaient ainsi les témoins
de ce genre de violence et jusqu’ici, elle avait toujours su faire la
part des choses. Elle avait toujours su compartimenter ses émotions afin
de garder le contrôle, de ne pas s’impliquer. C’était
toujours douloureux de s’impliquer.
Mais cette fois-ci…
Jack se détourna en soupirant et s’avança vers Hammond qui
les attendait en bas de la passerelle. Il détestait ce qu’il allait
devoir faire…
***
Une heure plus tard, après un débriefing pesant et un entretien
privé avec le Général, Jack se dirigea vers la salle de
sport. Se défouler avec Teal'c lui ferait le plus grand bien, d'autant
qu'il se doutait que les choses n'allaient pas en rester là.
Et en effet, à peine venaient-ils de commencer leur entraînement
que le major Carter les rejoignait. Le visage déformé par la colère,
elle s'avança vers son supérieur.
- Je souhaite vous parler, Monsieur. En privé, dit-elle les dents serrées en se reculant vers un coin de la pièce.
Il grimaça aussitôt pour la forme puis la rejoignit, prêt à faire face à la tornade Carter.
- Que me vaut … commença-t-il, le sourire aux lèvres comme
pour se donner du courage.
- Je peux savoir ce qu’il vous a pris ? coupa la jeune femme d'un ton
sec.
Il effaça bien vite son sourire. La discussion s'annonçait sportive.
- J’ai fait ce que n’importe quel officier aurait fait compte tenu
de la situation, répondit-il à voix basse pour ne pas être
entendu des soldats présents dans la salle de sport.
- Je n’ai pas besoin d’aller voir un psy !
- Ah non? Vous trouvez que votre comportement était normal?
- Compte tenu des circonstances, oui!
- Vous êtes censée garder votre sang froid en toute occasion.
- Désolée de ne pas être aussi insensible que vous.
Jack tiqua légèrement mais poursuivit malgré tout calmement.
- Changez de ton, Carter. Je sais que la situation n'était pas facile.
Vous avez perdu votre calme. En parler avec un psy vous fera le plus grand bien.
- Parce que vous, ça vous plairait ? répondit-elle sarcastique.
- Il ne s'agit pas de moi. C'est vous qui avez pété un câble!
- Je n'ai pas "pété un câble " ! s’exclama-t-elle
un peu trop fort.
Jack vit plusieurs têtes se tourner vers eux et leva une main apaisante vers la jeune femme. Il n’avait pas très envie que des rumeurs à propos de dissensions dans l’équipe parviennent aux oreilles d’Hammond.
- Bien sûr que si, répondit-il sèchement. Ecoutez, on en
reparlera plus tard…
- Non, tout de suite!
- Carter…
- Je n'ai pas perdu mon sang froid, j'ai réagi comme je le devais.
- Vous avez failli le tuer ! réagit-il à son tour, perdant peu
à peu son calme devant l’obstination de la jeune femme. Je ne sais
pas ce qu'il vous faut de plus.
- Je n'ai pas…
- Ca suffit. Vous irez voir ce psy. La discussion est close.
- Mais…
- Stop Carter. C'est un ordre.
Elle le jaugea quelques secondes, cherchant à savoir si elle pouvait ou non insister davantage, mais face à son regard glacial, elle finit par se redresser.
- Permission de sortir de la salle, Monsieur? répondit-elle donc en se mettant au garde à vous.
Il acquiesça et elle tourna les talons, s'éloignant à pas rapides tout en le maudissant d'être si insensible. Jack rejoignit Teal'c qui poursuivait son entraînement en tapant dans un sac de sable.
- Elle est juste un peu énervée. J'espère pour vous que
les femmes sur Chulak ne sont pas toutes comme ça! dit Jack en souriant.
- Avoir du caractère est le propre d'un guerrier, O'Neill, se contenta
de répondre le jaffa.
***
Jack ouvrit son réfrigérateur, prit un pack de bières
et rejoignit son salon pour une longue soirée en solitaire. La conversation
houleuse qu’il avait eue avec Carter ne cessait de lui revenir à
l’esprit et la sensation de malaise qui, depuis, ne semblait pas vouloir
le quitter n’arrangeait rien. Il détestait se fâcher avec
elle.
Les disputes étaient rares entre eux mais toujours violentes car aucun
ne semblait vouloir lâcher du terrain. Et encore moins cette fois-ci.
Eh bien quoi ? Elle avait failli battre à mort un homme, pour l’amour
du ciel ! Il n’avait fait que son devoir ! Il n’avait fait que ce
qu’il estimait juste et surtout nécessaire. Ce qu’il aurait
fait pour n’importe qui. Elle n’avait pas à avoir de traitement
de faveur. C’était justement ce à quoi la loi de non fraternisation
faisait référence. Elle avait perdu son sang froid, avait failli
commettre un acte grave… Il devait prendre des sanctions.
Enfin… pour être honnête il était surtout inquiet.
Ce salaud méritait largement la raclée qu’elle lui avait
donnée. Et pire encore. Mais la voir ainsi, pleine de haine et de violence…
Quelque chose ne tournait pas rond. Il fallait absolument qu’elle voie
un psy. Or, il savait parfaitement qu’elle n’y serait jamais allée
sans ordre du Général.
Alors voilà… Ils étaient bel et bien fâchés.
Et elle avait quelques raisons de l’être malgré tout, car
cette demande faite par son supérieur allait être notée
sur son dossier en caractère gras : « Votre supérieur a
estimé que vous aviez eu un comportement hystérique en mission... »
Aïe…
Jack grimaça avant de boire quelques gorgées de bières.
Bah ! Qui n’en avait pas ? Qui ne pétait pas un câble à
un moment donné ou à un autre ? Il est vrai que le dossier de
Sam avait été jusqu’ici vierge de toute réprimande,
de toute plainte… comparé au sien où ce genre de demande
se noyait généralement sous une bonne vingtaine de blâmes.
Mais bon, il fallait bien commencer un jour ou l’autre…
Et puis il avait fait cela pour le bien de toute l’équipe aussi
! Il ne pouvait pas se permettre d’avoir à ses côtés
un élément défaillant…
Un élément défaillant… Qu’est-ce qu’il
racontait !?
- Tu parles de Sam, là ! grommela-t-il. Inutile de te chercher davantage d’excuses. Tu devais le faire ! Point final !
Un bruit léger à l’entrée le fit brusquement sursauter.
- Eh merde…
ROUND 2.
Le problème avec Carter, c’est que, fâchée, elle
pouvait accumuler les confrontations sans se lasser…
Se levant de son canapé, il se tourna vers l’entrée du salon,
prêt à faire de nouveau face à la colère de la jeune
femme mais il haussa les sourcils devant la vision qui s’offrait à
lui.
Même s’il détestait par-dessus tout se disputer avec elle,
il y a une chose en revanche qu’il appréciait énormément…
La réconciliation…
La gorge sèche, il regarda la jeune femme s’avancer doucement vers
lui, une lueur à la fois familière et cependant nouvelle dans
ses yeux bleus.
- Alors, ce petit rendez-vous chez le psy ? demanda-t-il avant de s’injurier intérieurement.
Elle semblait avoir choisi de lui pardonner et lui la relançait sur le sujet de leur discorde ! Quel imbécile ! Mais loin de disparaître, le sourire de la jeune femme s’accentua un peu plus. Sam s’arrêta à quelques centimètres à peine de lui, prit doucement la bouteille de bière qu’il tenait encore entre ses doigts et la finit sans plus de cérémonie. Il la regarda faire, amusé mais fronça les sourcils lorsque la dite bouteille vint se fracasser dans sa cheminée.
- Eh !
Mais à peine venait-il d’ouvrir la bouche que ses protestations furent étouffées par les lèvres avides de la jeune femme. Son cœur, encore peu habitué à ce genre de débordement, bondit littéralement dans sa poitrine mais son instinct reprit rapidement le dessus. Il répondit au baiser de Sam, gémissant devant la passion avec laquelle elle se serrait contre lui, une main dans ses cheveux, une autre sur sa nuque. Elle pressait son corps contre le sien, pesant de tout son poids afin de le pousser jusqu’au canapé. Lorsqu’ils tombèrent lourdement sur les coussins du divan Jack ne put contenir son amusement devant la fougue de la jeune femme.
- Sam, qu’est-ce que…
- Tais-toi ! répondit-elle sèchement, posant un doigt sur ses
lèvres.
Il fronça les sourcils, peu habitué à se voir répondre
ainsi, mais il oublia rapidement ce léger détail lorsque les reins
de la jeune femme entamèrent sur lui une danse plus que suggestive. Elle
reprit aussitôt sa bouche avec une faim décuplée et Jack
se laissa faire, se délectant du contact de ses mains sur son corps.
Elle semblait déchaînée.
Malgré les premières fois que sept années de frustration
avaient inévitablement rendues hâtives, leurs étreintes
étaient généralement lentes et lascives. Ils aimaient prendre
leur temps, savourant chaque frôlement, chaque baiser, chaque retrouvaille
que de nombreuses semaines enfermés à la base rendaient rares.
Mais là… L’avidité avec laquelle elle le caressait,
avec laquelle elle se frottait contre lui comme une chatte était loin
d’être habituelle. Cela dit… il serait vraiment stupide de
se plaindre, songea-t-il le corps en feu.
Pourtant, le bruit d’un tissu qu’on déchire le ramena vivement
à la réalité. Cherchant à retrouver un semblant
de raison, ce qui, avec une Samantha Carter déchaînée au-dessus
de lui, représentait un sacré défi, Jack tenta de repousser
la jeune femme.
- Relax, Sam… parvint-il à articuler, le souffle court. On a le
temps…
- Sept ans de frustration ! Faut compenser !
- Euh… oui, mais c’était une nouvelle chemise, là…
- On en rachètera une autre !... Et cesse de faire l’enfant ! Laisse-toi
faire ! répondit-elle seulement avant de fondre de nouveau sur lui.
« L’enfant » ?
Il voulut répliquer mais elle ne lui en donna pas l’opportunité.
Ses lèvres s’écrasèrent durement sur les siennes
dans un baiser presque violent. La langue de la jeune femme se fraya aussitôt
un passage entre ses dents et ses mains glissèrent sous le tissu de sa
chemise déchirée, caressant sa peau avec toujours plus de fièvre
et d’avidité.
Il gémit, le corps parcouru d’un long frisson de plaisir. Elle
était en train de le rendre complètement dingue à se frotter
contre lui, à simuler de ses reins le va-et-vient que tout son être
hurlait de lui infliger.
Fou de désir, il entreprit à son tour de la caresser, répondant
à ses baisers avec la même ardeur, la même hâte. Ce
fut elle qui, cette fois-ci, gémit contre sa bouche. Elle abandonna cependant
celle-ci et de sa langue traça un sillon humide sur sa mâchoire
afin de rejoindre la peau lisse et bronzée de son cou.
Une vive douleur le fit brusquement sursauter. Elle venait de le mordre !
- Eh ! … Tu comptes me transformer en vampire ? souffla-t-il mi-surpris, mi-amusé.
Pour seule réponse, le regard brûlant de Sam lui assécha
la bouche et une nouvelle vague de désir vint balayer toutes protestations
éventuelles. Elle se redressa, assise à califourchon au-dessus
de lui et d’un geste vif, ôta le tee-shirt qu’elle portait.
Son soutien-gorge noir prit rapidement le même chemin et Jack observa
avec appétit la poitrine fièrement dressée de la jeune
femme. Hypnotisé par les deux auréoles sombres qui semblaient
le narguer, il voulut l’attirer à lui mais indifférente
à ses envies, elle repoussa ses mains et écarta les pans de sa
chemise. Son torse et son ventre ainsi dénudés, elle traça
de ses ongles des lignes de feu sur sa peau, mélangeant savamment souffrance
et plaisir. Les hanches de la jeune femme ne cessaient de se mouvoir sur lui
et Jack sentait avec fièvre la chaleur de son intimité frotter
sa virilité malgré le tissu épais de leurs vêtements.
Les doigts agiles et acérés de Sam atteignirent enfin son bas-ventre
et, d’un geste impatient, elle entreprit d’ôter la ceinture
de son pantalon. Elle se redressa légèrement et tira sèchement
sur le vêtement, emportant avec lui le boxer indésirable et libérant
ainsi son membre douloureusement gonflé de désir. Le sourire carnassier
qui apparut sur les lèvres de la jeune femme se chargea de lui faire
perdre tout contrôle.
Il voulait la prendre, il voulait plus que tout la posséder, plonger
en elle inlassablement et la faire gémir de plaisir. Dans un grognement
sourd, il se redressa légèrement et posa ses mains sur les hanches
de Sam afin de la faire glisser sous lui mais elle se dégagea vivement
et le contraignit à se rallonger sur le dos.
- On se fixe, soldat ! s’exclama-t-elle en redressant la tête.
Partagé entre le violent désir qui lui incendiait les reins et l’envie de satisfaire la jeune femme, Jack tenta de contrôler ses pulsions qui lui hurlaient de se satisfaire tout de suite. Certes, il aimait bien se laisser faire… mais juste un temps. D’ordinaire, c’était lui qui menait la danse.
- Tu me fais une crise d’autorité, parvint-il à ironiser
d’une voix rauque.
- Boucle-la, susurra-t-elle en se penchant afin de frôler son torse de
la pointe de ses seins.
Il retint aussitôt son souffle, le corps secoué d’un violent tremblement. Dans un état second, il la regarda glisser doucement jusqu’à ses reins et saisir d’une main ferme son sexe gonflé d’impatience.
- Ce soir, c’est moi le chef, finit-elle non sans une œillade de
défi dans les yeux.
- … Dans ce… cas, parvint-il tout juste à souffler.
Elle se pencha un peu plus et de la pointe de la langue frôla la peau lisse et rose, le faisant de nouveau tressaillir. Lentement, elle redessina les courbes pleines et douces avec un soin particulier avant de s’attarder sur le léger creux en son milieu. Jack se cambra afin d’échanger ces effleurements pour des caresses plus fermes et directes mais elle le contraignit à reposer ses reins sur le divan.
- Sam… gémit-il, plongeant une main impatiente dans les boucles de la jeune femme.
La lenteur de ses frôlements était une véritable torture
et il n’avait qu’une envie, qu’elle le prenne entièrement
dans sa bouche. Elle poursuivit pourtant ce délicieux supplice, le faisant
haleter à chaque effleurement. Quelques gouttes de sperme s’échappèrent
de lui et Sam joua de sa langue, léchant la peau fine et soyeuse de son
gland avec une soif qui le laissa pantelant. Les doigts crispés dans
ses cheveux blonds, il attira le visage de la jeune femme vers sa verge douloureuse
afin qu’elle raffermisse ce délicieux contact mais elle se déroba
une nouvelle fois, faisant courir sa langue sur toute la longueur de son membre
dressé. La longue plainte qui s’échappa de sa gorge sembla
enfin avoir raison de son indifférence. Elle déposa un léger
baiser au sommet de son sexe avant… d’en mordre la chair !
Jack sursauta violemment et la força à s’écarter
de lui, le souffle rendu court par la surprise et la douleur.
- Carter ! s’exclama-t-il, déstabilisé.
- Carter ?
- Désolé mais… ça surprend…
Les lèvres de la jeune femme s’étirèrent en un sourire dévorant.
- C’était le but…
- Oui enfin… bredouilla-t-il, ne sachant plus trop sur quel pied danser.
Vas-y doucement, ça peut encore te servir…
- Mais j’y compte bien.
Et sans crier gare, elle se pencha et fit lentement glisser son membre tendu
à l’extrême dans sa bouche. De surprise, il se raidit, les
mains crispées dans ses cheveux blonds, prêt à l’écarter
en cas de nouvelle agression… Mais le contact chaud et humide sur sa verge
lui arracha un gémissement rauque et une vague de lave se déversa
brutalement dans ses reins.
C’était si bon…
Instinctivement, ses hanches se soulevèrent à sa rencontre et
Sam l’accueillit un peu plus en elle, resserrant ses lèvres autour
de lui afin d’accentuer un peu plus son plaisir. Il sentit ses dents l’érafler
légèrement mais là encore, la douleur fut absorbée
par le délice de savoir son sexe dans la bouche de la jeune femme. Elle
entama alors un va-et-vient long, dur et puissant. Sa langue glissait sur lui
avec gourmandise au rythme de ses propres coups de reins.
La respiration hachée, Jack baissa la tête et observa la jeune
femme jouer de ses lèvres sur le sommet de sa verge avant de la prendre
de nouveau entièrement dans sa bouche pour la sucer sur toute sa longueur.
Elle jouait parfois de ses dents, s’amusant de son inquiétude avant
de glisser de nouveau son membre brûlant en elle. Elle variait ainsi les
plaisirs, tour à tour tendre et attentive, puis brutale et affamée.
Jack avait perdu depuis longtemps ses repères et ne la lâchait
plus des yeux. Il tentait d’anticiper ses gestes afin de se préparer
à ses morsures traîtresses, sachant qu’elles seraient aussitôt
suivies d’une caresse sensuelle plus électrisante encore. Mais
rien n’était plus hypnotique que de la regarder se mouvoir sur
lui, sa tête montant et descendant au rythme de ses propres coups de reins.
La sensation de sa bouche moite et de sa langue toujours en mouvement sur son
sexe fit enfler en lui des vagues de plus en plus puissantes. La jouissance
était délicieusement proche.
- Continue… gémit-il, les doigts crispés dans ses cheveux, faisant pression pour qu’elle l’accueille encore plus loin.
Elle le suça alors avec une ardeur redoublée, rivant son regard
au sien jusqu’à ce qu’il ne puisse plus que s’effondrer
en gémissant, au bord de l’orgasme.
Mais alors, elle s’arrêta.
Terriblement frustré, son membre rendu douloureux par la proximité
de la jouissance, Jack redressa la tête en grognant. Le souffle dramatiquement
court, il regarda la jeune femme se mettre debout et ôter vivement ses
derniers vêtements. Pressentant la suite, il voulut en faire de même
et retirer son jeans qui emprisonnait toujours ses cuisses mais elle le rallongea
de force et l’enjamba de nouveau.
- Je peux jouer aussi… ? demanda-t-il, désireux de prendre à son tour les commandes.
Il n’avait à présent plus qu’une envie, l’allonger par terre et la prendre avec cette fièvre à peine contenue que sa violence avait fait naître en lui. Il voulait l’entendre crier sous lui, qu’elle le supplie de continuer jusqu’à ce que la jouissance les emporte enfin tous les deux. Mais elle repoussa les mains de Jack qui tentait de nouveau de la faire basculer et étouffa ses plaintes de ses lèvres. Elle força aisément le barrage de ses dents mais Jack sursauta violemment lorsqu’elle lui mordit brutalement la langue.
- Pour l’amour du ciel ! s’exclama-t-il en la repoussant.
Un goût métallique et trop familier dans la bouche, Jack plissa les yeux, cherchant à comprendre le comportement inhabituel de cette magnifique furie. Car elle était magnifique ! Absolument magnifique avec ce sourire provocateur sur les lèvres et la lascivité que revêtait chacun de ses gestes. Jamais il ne l’avait vue comme ça, dénuée de toute inhibition. Certes, un peu de… fantaisie était parfois la bienvenue mais de là à lui arracher la langue ! La violence, il y avait droit tous les jours et l’idée de la ramener chez lui, dans son lit, ne l’attirait vraiment pas.
- Ca suffit maintenant ! Tu ne…
Mais il ne put continuer. D’une savante ondulation des hanches, elle s’empala sur son membre dressé, le faisant suffoquer de surprise et de plaisir cumulé.
- … Sam… balbutia-t-il tandis qu’elle commençait à bouger sur lui.
Le mouvement de ses reins était dur et puissant, lui arrachant de longs gémissements rauques. De ses ongles, elle se remit à taillader son torse, son regard dévorant et provocateur rivé au sien, et il tenta dans un premier temps de la repousser. Mais, emporté par le plaisir brutal et primitif de la posséder enfin, il finit par abandonner toute idée de rébellion et agrippa ses hanches afin de l’aider dans ce violent corps à corps. Il sentait les muscles internes de la jeune femme se contracter autour de lui, la rendant plus étroite et attisant un peu plus encore leur plaisir. Il regardait avec une satisfaction toujours plus grande Sam s’arquer sur lui, le chevauchant avec une fièvre et une brutalité presque perverse. Un coup de griffe plus douloureux le fit cependant grogner, les sourcils froncés.
- Tu vas m’arracher la peau ! haleta-t-il tandis qu’elle continuait de se mouvoir sur son corps avec toujours plus d’ardeur.
Pour seule réponse, elle se pencha sur lui, écrasant ses seins contre son torse abîmé et susurra à son oreille :
- Tu aimes ça, je le sais…
Il voulut nier – après tout, se voir haché menu ne faisait pas vraiment partie de ses fantasmes - mais encore une fois, elle le bâillonna de ses lèvres dans un baiser passionné. Elle joua avec sa langue, l’aspirant, la suçant d’une façon qui lui rappela avec quelle dextérité elle s’était occupée de sa verge quelques minutes auparavant. A ce souvenir, conjugué aux sensations toujours plus violentes que le mouvement de ses reins faisait naître en lui, il sentit brusquement ses limites atteintes. Les mains crispées sur le canapé, le souffle anarchique, il laissa s’échapper de ses lèvres une longue plainte, prémisse de sa jouissance.
- Oui, continue ! s’écria-t-il en se cambrant, la tête rejetée en arrière.
Mais là encore, contre toute attente, elle s’arrêta, le
laissant douloureusement à la limite de l’orgasme. Cruellement
insatisfait, Jack tenta de calmer la colère qu’il sentait enfler
en lui et ce besoin presque vital de se satisfaire enfin. Il était furieux.
Furieux et frustré ! Foutûment frustré, même !
Haletant, il redressa la tête et saisit violemment les hanches de la jeune
femme. Leurs deux corps étaient couverts de sueur et ses mains glissaient
sur Sam, attisant un peu plus son désir. Jamais il n’avait autant
eu envie d’elle. La voir se refuser à lui lui était insupportable.
- Sam, menaça-t-il avant qu’elle ne pose un doigt sur ses lèvres.
- Tu jouiras lorsque je l’aurai décidé.
Elle allait le tuer ! Il allait mourir… maugréa-t-il intérieurement tandis qu’il lâchait prise docilement sous les injonctions de la jeune femme. Apparemment, elle voulait le dominer et ce, pendant toute la durée de leur étreinte et il se promit une revanche qu’elle ne serait pas prête d’oublier.
- Tu as envie de moi ? demanda-t-elle alors d’une voix suave avant de faire glisser ses propres mains sur elle.
S’humectant les lèvres avec lenteur, elle commença à se caresser les seins, imprégnant la marque de ses doigts dans la chair, pinçant ses tétons durcis par le plaisir. Jack, hypnotisé, mit quelques secondes avant de parvenir à articuler.
- … D’après toi ? dit-il, la gorge sèche devant le spectacle enivrant qu’elle offrait.
Le sourire aguicheur de la jeune femme s’accentua et elle se pencha lentement vers lui, rapprochant de la bouche de Jack la pointe tendue de ses seins. Lorsqu’elle reprit l’ondulation lascive de ses reins sur son membre viril, il ne put contenir un gémissement de plaisir. Elle n’était plus qu’à quelques centimètres à peine de lui et il tendit instinctivement le cou afin de saisir entre ses lèvres l’appétissant cadeau qu’elle lui présentait.
- Tu as envie de moi ? demanda-t-elle pour la seconde fois, s’arrêtant à quelques millimètres à peine de sa bouche.
Ses seins lourds et si désespérément alléchants
frôlaient son visage à chaque inspiration et Jack sentit son sexe
se durcir un peu plus en elle.
- A en crever, Sam ! rugit-il, partagé entre la frustration, l’impatience
et le désir. Viens !
La légère supplique contenue dans ce dernier mot sembla enfin
avoir raison de la jeune femme qui combla le vide entre sa poitrine et les lèvres
avides de son amant. Dans un râle de satisfaction, Jack s’empara
du téton effrontément dressé et de sa langue en redessina
le contour avant d’entamer les hostilités. Avec gourmandise, il
laissa son instinct diriger ses gestes, léchant, mordillant, suçant
longuement jusqu’à entendre le gémissement de la jeune femme
faire écho à son propre plaisir.
De lent et érotique, le va-et-vient de Sam se fit brusquement plus puissant
et plus frénétique. Elle s’écarta de lui afin d’avoir
une meilleure prise, choisissant de privilégier le feu qui incendiait
leurs reins. Les gémissements de la jeune femme se transformèrent
bientôt en cris et Jack, malgré les sensations violentes qui traversaient
son corps, se contraignit à garder les yeux grands ouverts. Il adorait
la regarder, il adorait voir le balancement hypnotique de ses seins, son corps
sublime se cambrer sur lui, sa façon sensuelle de mordre sa lèvre
et d’humecter sa bouche.
Les mains crispées sur les hanches de Sam, il leva ses reins à
sa rencontre et ses mouvements se firent plus forcenés, lui imposant
son propre rythme, l’emplissant un peu plus à chaque pénétration.
Les vagues de plaisir déferlaient en eux avec une puissance presque insoutenable.
A la limite de la jouissance, Jack ferma les yeux, cherchant vaillamment à
contrôler le torrent brûlant qui se déversait dans ses reins
et lorsqu’enfin la jeune femme se cambra dans un dernier spasme, il laissa
à son tour le plaisir exploser et se répandre en elle…
C’est un Jack fourbu qui refit doucement surface, sortant peu à
peu des limbes du sommeil dans lequel il s'était plongé après
leur étreinte plus que sulfureuse. Pour ce corps à corps dans
le salon, Sam avait déployé des trésors… d'imagination.
Non pas que ce genre d’initiative le dérangeait particulièrement,
au contraire, mais il devait reconnaître que cette étreinte avait
été plutôt… spéciale. A dire vrai, elle avait
été active, pour ne pas dire hyper active, le privant de toute
initiative, contrôlant le jeu, dirigeant les opérations. Le chauffant
à blanc pour le refroidir d'un coup de dent l'instant d'après.
S'il reconnaissait bien volontiers que cela avait un certain charme, il préférait
néanmoins avoir les cartes en main. Etre contraint à rester passif
du début à la fin le gênait un peu. A chaque fois qu'il
s'était montré entreprenant, elle l'avait stoppé net, se
dérobant sous lui ou le plaquant sur le lit sans ménagement. Et,
il n'avait pas eu son mot à dire.
Encore plongé dans un demi-sommeil, il réalisa soudainement la
position et le lieu étrange dans lesquels il se trouvait, jambes et bras
écartés sur son lit. Aux dernières nouvelles, il s’était
pourtant endormi sur le canapé… Perplexe, il bougea les mains mais
un cliquetis métallique tinta brusquement à son oreille.
Nom de dieu! Il était attaché!
Il ouvrit vivement les yeux et son regard tomba aussitôt sur une Sam resplendissante
debout au pied du lit, seulement vêtue d'un ensemble en dentelle noire,
un magnifique sourire étirant ses lèvres. Passé le soulagement
de se savoir en sécurité, du moins le croyait-il, Jack redressa
la tête, jetant un coup d’œil autour de lui.
Allons donc ! Qu’avait-elle encore imaginé… ? soupira-t-il
intérieurement, se découvrant totalement nu, chevilles et poignets
menottés au lit. Lui qui croyait en avoir fini après leurs ébats
de la veille. Il n’avait plus aucune envie de jouer ! Il détestait
par-dessus tout se sentir ainsi démuni.
Aussi, cherchant à effacer le sourire rayonnant de la jeune femme, Jack
prit sa mine des mauvais jours.
- Sam? C'est quoi ça? demanda-t-il, levant comme il put ses deux mains
liées à chaque extrémité du lit.
- Des menottes.
- Je ne suis pas aveugle! Tu m'expliques?
Loin de s’inquiéter du ton agressif de son amant, la jeune femme
s’avança tranquillement, faisant claquer ses talons hauts à
chaque pas. Il tendit légèrement le cou sur le côté
et son regard appréciateur admira malgré lui les jambes interminables
et fuselées qui s’offraient à lui.
- Je veux juste pimenter les choses… dit-elle avant de caresser du bout
des doigts sa cheville gauche menottée.
- Ah mais moi je trouvais que c'était assez assaisonné!
Un sourire amusé vint étirer ses jolies lèvres.
- Quel vieux ronchon tu fais! fit-elle, laissant courir ses ongles le long
de son mollet.
- Avoue que ça peut m'étonner! grogna-t-il, cherchant à
taire le frisson que ce frôlement plus qu’agréable faisait
naître en lui.
Décidément, cette femme le rendait fou. Il suffisait qu’elle l’effleure et son corps réagissait aussitôt, et ce, contre sa volonté !
- Je ne fais qu'appliquer ce que le psy m'a dit. C'est bien toi qui m'a envoyé chez lui, non?
Ah… on touchait peut-être le fond du problème… Ne cherchait-elle pas tout simplement à se venger ?
- Il t'a conseillé quoi, au juste? demanda-t-il, l’air de rien.
- Tu t'inquiètes?
- Non, je veux juste savoir à quelle sauce je vais être mangé
! railla-t-il, malgré lui.
- Epicée…à moins que tu ne préfères sucrée
? Ne bouge pas, je reviens.
Pas de danger que je me sauve, pensa Jack en tirant sur les menottes.
Si elle cherchait à se venger, il n’avait pas vraiment son mot
à dire. C’était bien peu de choses compte tenu du rapport
de mission irrémédiablement noté dans le dossier de la
jeune femme. Autant accepter sans sourciller ce qu’elle allait lui faire.
De toute façon, ça ne pouvait pas être si terrible…
- Je peux savoir ce que tu mijotes? demanda-t-il en entendant des bruits venant
de la cuisine.
- Une surprise!
- Tu sais, moi … les surprises… bougonna-t-il en tirant machinalement
sur ses menottes, cherchant à en tester la solidité.
Mais les mots moururent sur ses lèvres lorsqu'il vit la jeune femme pénétrer de nouveau dans la chambre d’un pas délicieusement chaloupé, poussant devant elle un petit chariot. Par-dessus ses dessous en dentelles, elle avait enfilé un ravissant tablier de soubrette la rendant sexy en diable ! Le regard de Jack glissa sur la jeune femme avec délectation mais les pensées lubriques qui commençaient à naître dans son esprit cessèrent dès qu'il aperçut la casserole fumante qu'elle tenait à la main.
- Euh… On va jouer à la "dînette"? plaisanta-t-il,
sans être tout à fait rassuré.
- Tu sais que j'adore le chocolat…
- Je ne vois pas le rapport, répondit-il en grimaçant, les yeux
plissés.
- Goûte-moi ça! ordonna la jeune femme, en tendant vers lui l'index
qu'elle venait de tremper dans la casserole.
Son regard passa des vapeurs qui s'échappaient du récipient
au doigt de Sam couvert d'une pâte fumante et, retenant son souffle, il
entrouvrit les lèvres.
Le goût sucré et familier du cacao le rassura.
- Hum… fit-il, prenant un malin plaisir à lécher l’index
de la jeune femme qu’elle retirait doucement de sa bouche.
- C'est bon hein? dit-elle, ravie de découvrir dans le regard de Jack
un désir naissant. Je sens que je vais me régaler…
A ces mots, il se figea et ses yeux l’instant d’avant dévorants se firent inquiets.
- Te "régaler"? demanda-t-il, ayant peur de comprendre ses
intentions.
- Imagine, toi recouvert de ce chocolat, susurra-t-elle un sourire gourmand
sur les lèvres. Avec quel plaisir je lécherais lentement chaque
parcelle de ta peau, chaque partie de ton corps…
Le regard de la jeune femme glissa sur lui pour s’arrêter sur la partie la plus sensible de son anatomie qui se raidissait déjà d’anticipation et, l’espace d’un instant, jouer les desserts ambulants lui sembla tout à fait envisageable… mais son excitation grandissante se vit freinée par les vapeurs brûlantes qui s’élevaient de la casserole.
- Très drôle, répondit-il donc, cherchant à refroidir l’enthousiasme de la jeune femme. Donc, le psy?
Un peu dépitée par ce changement radical de sujet, elle s'éloigna et reposa la casserole avant de lui répondre.
- Il m'a conseillé de libérer mes pulsions… Tu sais que
tu n'es pas amusant ?
- Tes pulsions? demanda-t-il en ignorant la moue boudeuse de Sam.
- Oui, il pense que j'ai besoin de dominer mon partenaire.
Jack haussa les sourcils, tentant de sonder la jeune femme à la recherche
d’une quelconque lueur espiègle dans son regard limpide. Mais elle
semblait… dramatiquement sérieuse, ce qui risquait de poser un
énorme problème…
Que se passait-il lorsque deux dominants formaient un couple ? Une confrontation?
Une lutte de pouvoir? Qui dominait qui?
Chacun son tour, ça pourrait peut-être fonctionner…
Il imaginait déjà les discussions: "Ah non, ce soir, c'est
moi qui dirige!" Pathétique.
Forcément, il faudrait qu'il y en ait un qui cède. Mais lequel?
Elle ne semblait pas décidée à échanger les rôles
et lui… même si ça l'avait amusé au départ,
il était hors de question qu'il se laissât dominer sans arrêt.
Tout cela semblait bien mal engagé. Leur relation prenait une tournure
à laquelle il n'aurait jamais pensé.
Dans l’hypothèse bien sûr, qu’elle ne se fichait pas
de lui…
- Ah? Et c'est quoi le programme? Tu vas sortir un fouet?
- Va savoir …
- Bizarrement, je ne suis pas pressé de le découvrir.
- Ce que tu peux être rabat-joie! soupira-t-elle, apparemment très
déçue.
- Désolé de te décevoir… Mais qu'est ce que tu fabriques
encore? s'exclama Jack en la voyant se pencher et farfouiller dans le petit
chariot qu'elle avait amené un peu plus tôt.
- Je cherche quelque chose qui va te plaire…. Ah voila! Ca, qu'en dis-tu?
demanda Sam, le regard brillant et le sourire gourmand.
Il fixa la petite boule blanche cerclée de lanières de cuir noir qu'elle agitait et se sentit blêmir à vue d'œil.
- Tu plaisantes? s’étrangla-t-il aussitôt.
- Tu as raison, trop classique, répondit-elle en haussant les épaules.
Attends, je vais trouver…
Elle se moque de moi. C'est ça, elle s'amuse, se martelait Jack intérieurement
comme pour s'en convaincre. Elle cherche juste à se venger ! A me faire
tourner en bourrique ! C’est tout !
Il la regardait, de plus en plus ahuri, alors qu'elle faisait voler dans la
pièce toute sorte d'objets pour le moins… bizarres à la
recherche de celui qui le comblerait.
Où avait-elle donc trouvé tout ça ?
- Et ça?
Dans un état second, il secoua vivement la tête devant l'espèce de ceinture cloutée qu'elle tenait à la main.
- Tu es vraiment difficile, Jack !… Ah, je sais ! s’exclama-t-elle en se redressant.
Une peur panique vint brusquement le saisir lorsqu’elle tendit la main vers lui.
- Mais ça va pas non! lança-t-il horrifié en identifiant instantanément l'objet qu'elle lui montrait fièrement, sans parvenir à détacher son regard de la forme allongée et arrondie à l'extrémité.
La jeune femme secoua désespérément la tête, abattue.
- Je ne te comprends pas! Il est parfait pourtant, il tourne sur lui-même! Sensations garanties disait l'emballage!
Mon Dieu… Elle lui en voulait à ce point ?
- … Bon…Ecoute Sam, il faut qu'on parle…
- Tu ne préfères pas jouer plutôt? demanda-t-elle, le nez
déjà plongé dans le chariot à la recherche d’un
autre engin de torture…
- Bon sang! s’exclama-t-il, perdant patience. Mais tu es allée
voir quel toubib pour revenir dans un état pareil? C’était
bien MacKenzie, non ?
- Du tout ! Je suis allée voir Mc Kay, pourquoi?
L’espace d’un instant, Jack resta sans voix. Mc Kay ? Elle avait consulté Mc Kay! Ce petit scientifique prétentieux et agaçant. Cette tête à claques qui l'avait draguée ouvertement. Ce peureux allergique au citron! Mais à quoi pensait-elle?
- Pour l’amour du ciel, Sam! s’exclama-t-il enfin, retrouvant l’usage
de la parole. Il n'est pas psy !!!
- Il est docteur, non? répondit-elle négligemment. Et il m'a assuré
savoir ce qui clochait chez moi…
- Tu m'en diras tant!
Jack secouait inlassablement la tête, cherchant vainement à comprendre le comportement de la jeune femme.
- Je t'assure! Il m'a même prêté tout ça… dit-elle
en indiquant de la main les accessoires qui jonchaient maintenant le sol.
- Et bien sûr tu l'as cru sur parole?
- Eh bien, il voulait que je teste avec lui, mais j'ai refusé…
Je préférais jouer avec toi, conclut-elle avec un large sourire.
- Je suis flatté, vraiment, murmura-t-il, avec l’étrange
impression d’avoir été projeté dans la quatrième
dimension.
Perdu, il laissa son regard balayer la chambre à la recherche d’un
indice lui prouvant que tout cela n’était pas normal… ou
réel. Ses yeux tombèrent alors sur Sam en sous-vêtement
et tablier, un godemichet dans la main, une cuillère pleine de chocolat
dans l’autre…
Cherchez l’erreur…
- Mais tu ne veux plus jouer? demanda-t-elle, le regard soudain larmoyant.
Il sentit aussitôt son coeur fondre.
Elle était malgré tout très sexy comme ça…
s’il faisait abstraction de ce qu’elle tenait dans ses mains…
- Si, bien sûr que si, mais sans ton attirail…
- Ca va devenir d'un monotone… souffla-t-elle en reposant la cuillère
en bois dans la casserole.
Il s'apprêtait à lui répondre lorsque la sonnerie stridente
du téléphone résonna.
Dieu soit loué ! Faites que ce soit une urgence ! supplia-t-il intérieurement
en regardant la jeune femme décrocher et saluer son interlocuteur. Le
coeur gonflé d’espoir, il l’entendit acquiescer tout en s’avançant
vers le lit.
- C'est pour toi, dit-elle en collant l'appareil à l'oreille de Jack.
- O'Neill, répondit-il avec empressement, se réfrénant
cependant pour ne pas crier à l’aide !
- Elle a raison Jack, il faut varier les plaisirs ! lui répondit alors
une voix connue tout droit sortie d’outre-tombe.
Un violent frisson le traversa de part en part et son sang se glaça dans ses veines.
- Kawalsky? bredouilla-t-il, incrédule.
- Allez Jack, me dis pas que tu n'as pas envie qu'on fouette tes petites fesses
de gonzesse!
A peine le revenant venait-il de finir sa phrase qu’il avait raccroché
le laissant l’espace d’un instant sans voix !
Une gonzesse ? Des fesses de gonzesse ?… songea-t-il interloqué
avant de revenir à plus important : Kawalsky ?!!
- Qu’est-ce que… balbutia Jack, certain à présent
d'avoir sombré dans la folie.
- Qu'est ce qu'il voulait?
Jack se tourna vers la jeune femme qui raccrochait le combiné téléphonique, stupéfait par son manque de réaction.
- Rien ne te dérange?
- C'est vrai qu'il est un peu tôt pour appeler chez les gens, mais bon,
c'est ton ami…
- Oui bien sûr! Et puis quand on est mort, le temps n'a plus grande importance.
Tu te souviens qu'il est mort, quand même? demanda-t-il avant de réaliser
l’aberration d’une telle conversation…
- Si on en revenait à nos petites affaires… répondit-elle
avec une parfaite indifférence.
Il la regarda se pencher de nouveau sur son chariot, à la recherche d’ustensiles de… cuisine.
- Allons y gaiement! Au point où j'en suis, murmura-t-il, ne cherchant
même plus à comprendre.
- Je te sens tout triste… J'ai exactement ce qu'il te faut… Ferme
les yeux.
Il ne sut pas vraiment pourquoi il s'exécuta malgré l'appréhension qui lui vrillait l'estomac. Dans un état second, il l'entendit s'éloigner et en profita pour soulever discrètement une paupière mais…
- Jack! Tu triches! s’exclama-t-elle aussitôt. Tu es un vilain garçon… Tu vas être puni !
Wapaaah !*
Le claquement sec d’un fouet lui fit redresser vivement la tête,
les yeux exorbités.
Elle était devenue complètement folle ! Ou alors c’était
lui qui était devenu complètement fou ! Ou bien les deux !
- Lâche ça tout de suite!
- Tu vas être obéissant? demanda-t-elle, jouant lentement avec
son fouet.
- Je te le promets ! répondit-il vivement.
Une drogue extraterrestre ? L’hypnose ? Un test débile d’une race débile d’Alien ??
- J'adore quand tu es docile.
La sénilité ? A cinquante ans ?
Et en guise de récompense et contre toute attente, Sam se pencha et
déposa un baiser sur ses lèvres puis s'allongea à ses côtés
en se blottissant contre lui.
C’était surréaliste ! L'instant d'avant elle jouait la maîtresse
femme dominatrice et menaçante et maintenant, elle redevenait la Sam
douce et aimante.
Et dieu sait qu’il avait une très nette préférence
pour la deuxième version! songea-t-il en sentant sur son torse les doigts
de la jeune entreprendre un ballet sensuel.
Jack ferma les yeux sous les caresses lascives de la jeune femme, cherchant
à oublier les derniers évènements plus que traumatisants,
quand son attention fut attirée par un bruit sourd. Il tourna alors la
tête et découvrit… Daniel, accroupi par terre.
Plus figé que jamais, Jack resta sans voix devant cette apparition soudaine
et ô combien inattendue. Il le dévisagea, les yeux écarquillés
se demandant s'il n’hallucinait tout simplement pas. L'idée que
Sam ait pu le droguer pour le rendre plus "coopératif" lui
frôla même l'esprit, tant la situation était irréelle.
- Désolé… Mon bloc-notes, expliqua Daniel se redressant
avec dans les mains le dit objet. Mais continuez, faites comme si je n'étais
pas là.
- Avec le boucan que vous faites, ça va être dur ! railla Jack,
malgré lui.
Mais qu'est ce que je raconte moi? réagit-il aussitôt avant de se raidir devant le regard scrutateur du jeune homme. L’espace d’un instant, il avait presque oublié qu’il était nu ! Et attaché !…
- Bon dieu, Daniel ! Arrêtez de me regarder comme ça ! s’exclama-t-il, cherchant vainement le moyen de cacher sa nudité.
Il sentit Sam se redresser, toujours allongée près de lui.
- Vous voulez participer, Daniel? enchaîna la jeune femme avec un sourire
coquin sur les lèvres.
- Ca va pas non? se récria aussitôt Jack, au bord de l’apoplexie.
Et puis d'abord qu’est-ce que vous foutez dans MA chambre ?
- J'étudie, je prépare un mémoire sur les comportements
sexuels des mâles de cinquante ans en présence d'une femme plus
jeune, répondit tranquillement le jeune homme, tout en rajustant ses
lunettes et replongeant le nez dans son cahier, un stylo à la main.
- Vous vous fichez de moi, dégagez ! s’écria-t-il au bord
de l’hystérie.
- Allons, Jack, laisse-le faire, répondit doucement Sam, caressant tranquillement
son bras avant de poser ses lèvres sur sa peau. Tu devrais être
flatté d'être son sujet d'étude.
La main de la jeune femme glissa alors lentement sur son ventre avant de descendre plus bas à la recherche de son sexe atrophié.
- Où est-il ? demanda-t-elle en fronçant les sourcils.
- Il est caché ! Il a peur ! s’exclama-t-il tandis que d’une
violence secousse, il tentait de repousser la jeune femme. Mais qu'est ce que
vous avez tous ce soir? Vous avez contracté un virus alien, c'est ça?
Ca ne peut être que ça!
Le bruit incongru d’un sas qu’on ouvre le fit se retourner et son regard effaré se posa sur le quatrième membre de SG1.
- Teal'c! s’exclama aussitôt Sam en apercevant la silhouette ébène. Vous tombez bien, joignez-vous à nous… Je suis sûre que ça plaira à Jack…Il aime la nouveauté.
Lorsque le grand jaffa s'approcha de lui avec un large sourire sur ses lèvres charnues ne laissant aucun doute sur ses intentions "particulières", Jack aurait bien pris ses jambes à son cou, si ces satanées menottes ne l'immobilisaient pas!
- Euh… Elle plaisantait, Teal'c. N'est ce pas, Sam? Mais enfin, dis-lui quoi! SAAAAM !!!! hurla-t-il, sentant la main du jaffa se poser sur son épaule.
- Je suis là, qu'est ce qu'il t'arrive?
Le souffle court, il ouvrit brusquement les yeux et croisa le regard doux de
la jeune femme.
Elle aimait apparemment ça, passer de la harpie à la vierge effarouchée
!
- N'essaye pas de m'amadouer! s’exclama-t-il, mi-furieux, mi-inquiet
avant de balayer la chambre de son regard fiévreux. Où est-il?
- Qui?
- Teal'c le pervers! cracha-t-il, un violent frisson le secouant de part en
part.
Mais après avoir faire le tour de la pièce sans rien trouver, il accrocha de nouveau les yeux de la jeune femme qui l’observait avec incrédulité.
- Mais enfin, Jack, il n'y a que nous deux! lâcha-t-elle en riant.
Jetant un autre coup d’œil un peu plus éveillé dans
la chambre, il constata en effet l'absence du Jaffa et de Daniel. Assis sur
le lit, il réalisa également que ses poignets et chevilles n’étaient
plus attachés et que la pièce était désertée
de tout instrument suspect…
D'une main encore engourdie par le sommeil, il se frotta vigoureusement le visage
pour chasser les dernières images d'un Teal'c au regard lubrique.
Tout cela n'était qu'un rêve… un mauvais rêve. Il laissa
échapper un soupir et se tourna vers la jeune femme. Habillée
d’un simple jeans et tee-shirt, elle était assise à côté
de lui, sur le lit. Le réveil n’affichait que 21 heures 30 mais
épuisé par leur dernière mission, il s’était
aussitôt allongé après son arrivée chez lui.
- Alors, ce petit rendez-vous chez le psy ? demanda-t-il, avec une impression dérangeante de déjà vu…
Redoutant les propos de Sam, encore embourbé à moitié dans son rêve, il sentit tout son corps se contracter dans l’attente de sa réponse.
- Ca c'est bien passé. Tu avais raison.
En partie rassuré, le léger soupir qu’il poussa lui valut un coup d’oeil étonné mais elle s’abstint de tout commentaire.
- J'ai toujours raison, répondit-il en l'embrassant doucement, appréciant
de sentir les lèvres de la jeune femme contre les siennes… et non
ses dents. Alors, verdict?
- Je ne suis pas encore bonne pour l'asile, si c'est à ça que
tu fais allusion.
- Ah? Pourtant, vu mon rêve… grommela-t-il, cherchant désespérément
à oublier les images d’une Sam tenant un godemichet dans la main…
- Il racontait quoi d'ailleurs? Tu m'avais l'air bien perturbé à
ton réveil.
- Oh, trois fois rien. Tu sais, y avait juste toi, moi et Daniel… et Teal'c,
rajouta-t-il, déglutissant avec difficulté.
Sam le regarda faire, avec amusement et curiosité.
- Et ? On faisait quoi?
- Des trucs. La routine, dit-il hâtivement en faisant un geste de la main.
Alors, ce psy? Et au fait, c'est bien MacKenzie que tu as consulté ?
ajouta Jack qui avait encore besoin de se rassurer.
- Evidemment, qui d'autre?
- Euh… non… personne, alors?
La jeune femme comprit parfaitement qu’il cherchait à noyer le poisson mais accepta de changer de sujet. Visiblement, ce rêve l’avait bien secoué. Et pourtant quelque chose dans son regard brun lui fit comprendre qu’il attendait réellement sa réponse avec anxiété…
- J'ai juste besoin de décompresser un peu, répondit-elle donc. De prendre quelques vacances.
Jack ferma les yeux un instant, sentant enfin les muscles de son corps se
détendre un à un.
Ce stupide rêve ! Apparemment, voir la jeune femme s’acharner sur
la brute de P4X-machin-chose l’avait beaucoup plus choqué qu’il
ne l’aurait cru.
- Ah ! Je suis rassuré, soupira-t-il finalement.
- Tu as l'air en effet ! Tu t'inquiétais à ce point ?
- Avoue que Mc Kay dans le rôle d'un psy, c'est assez perturbant.
Sam marqua un temps d’arrêt, le souffle coupé.
- Tu as rêvé que je le consultais et c'est ça qui t'a mis
dans un état pareil ?
- Disons que je pensais qu'il allait te pousser à assouvir tes pulsions
dominatrices, répliqua-t-il, un sourire amusé sur ses lèvres.
Maintenant que tout danger était écarté, en y réfléchissant, il était plutôt orignal et drôle ce rêve !
- Mes pulsions quoi? demanda Sam, de plus en plus interloquée mais néanmoins amusée.
Jack se contenta de secouer doucement la tête, les yeux rieurs.
- Laisse tomber, c'était juste un mauvais cauchemar.
- … Je me demande si tu n'aurais pas dû m'accompagner chez le psy!
Il rit franchement cette fois-ci. Apparemment, elle n’avait pas tout à fait tort ! Il se crispa inconsciemment en repensant à Teal'c. De toutes les bizarreries qui avaient peuplé son rêve, c'était sûrement ce qui l'avait le plus perturbé…
- Je crois que j'ai aussi besoin d'un peu de repos…acquiesça-t-il
en frottant sa nuque nouée.
- Et de te détendre aussi…murmura-t-elle alors à son oreille
avant de glisser ses mains sur ses larges épaules.
Les doigts experts de la jeune femme remplacèrent les siens et entamèrent un massage plus érotique que réellement relaxant.
- Humm, tu m'intéresses…
- C'est le but…
Il ferma les yeux quelques secondes, savourant le contact de ses mains sur
sa peau. Ses caresses étaient douces et sensuelles, promesses d’une
étreinte fiévreuse mais attentive.
Voilà… C’était ça qu’il aimait, songea-t-il
en soupirant de bien-être.
Sentant le désir monter irrémédiablement dans ses reins,
il se tourna cependant vers la jeune femme, la mine faussement exigeante :
- Mais je te préviens, si Daniel et Teal'c débarquent, je les zatte !
Wapaaah* : Une Private Joke et/ou un clin d’œil aux fans de Friends !
Tu vois, Helios, c'était pas la peine de stresser ;-)